Nous ne cherchons pas
à créer des illusions
mais à inventer le(s ) réel(s )

Née en 2005, la compagnie L’ARPENTEUR met au centre de ses préoccupations l’acteur et l’écriture. Toutes les écritures.
À travers ses créations, un langage plastique et poétique qui aurait sa propre grammaire se construit.

L’acteur sans cesse confronté à de nouveaux matériaux comme l’image vidéo, le dessin ou de nouveaux langages comme la danse ou le théâtre d’objet, s’ouvre à de nouvelles écritures scéniques. En choisissant de défendre des auteurs aux écritures fortes, la compagnie L’ARPENTEUR questionne la théâtralité et notre rapport à la langue.

 

Nous nous amusons à ouvrir des failles dans le réel. Nous plongeons dans l’univers du double, nous jouons des ombres et des reflets, tentant d’ouvrir des failles dans la représentation du réel.
les habitants

lescreations2005 : L’Enfer c’est moi de Stéphane Tsanev
2006 : Mon Père est un loup, pièce pour danseuse seule – avec la Cie Dödescaden
2008 : Barbe-Bleue, espoir des femmes de Dea Loher
2009 : reprise – Barbe-Bleue, espoir des femmes de Dea Loher

2011 :  En attendant le Petit Poucet de Philippe Dorin – spectacle tout public à partir de 6 ans
2014 : reprise – En attendant le Petit Poucet de Philippe Dorin – reprise
2017 : les fenêtres servent-elle à regarder dedans ou dehors ? traversée de l’œuvre d’auue herbauts – spectacle tout public à partir de 5 ans

notesDisséquer, déconstruire la langue,
La démonter mot après mot pour tenter d’aller au-delà des apparences et pénétrer l’informe expression du monde.

Regarder le monde à travers les mots
jusqu’à ce qu’il révèle sa beauté.
Ouvrir des failles puis y plonger.textemain4---COMPAGNIE


Dans ma chute, seuls les mots verticaux
de Roberto Juarroz me parviennent :
Tout langage est en face du vide
On dirait parfois que nous sommes au centre de la fête.
Cependant, au centre de la fête,
il n’y a personne (…)

Dans ce vertige sans fin,
qui nous renvoie sans cesse à l’énigme du langage, il y a pourtant quelque chose de salvateur.
Les mots renversent, vident les miroirs.
Ils changent le temps, en créent d’autres qui se superposent.

Il n’y a alors plus une seule réalité mais des réels.

De cette confusion, – et par là, j’entends cette « inquiétante étrangeté », cet endroit où la réalité et la fiction se confondent, où nos rêves s’immiscent, où les mots se trouent…-

Une réconciliation est peut-être possible.

textemain1 - COMPAGNIEHélène Arnaud, Notes -Octobre 2014